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Durfort Lacapelette
Description :
Durfort, berceau des Comtes éponymes ou se croisent au milieu des treilles du Chasselas de Moissac un certain art de vivre et les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
Histoire:
La Maison de Durfort est de noblesse ancienne et immémoriale de nom et d’armes certainement antérieure à l’An Mille. Son histoire, autant provinciale que nationale, a été particulièrement active au cours du Moyen Age.
Les Durfort tirent leur patronyme du château de ce nom situé sur la commune, appelée de nos jours " Durfort-Lacapelette " qui est le berceau de cette famille illustre.
Le nom d’un Durfort apparaît pour la première fois, vers 1043, dans la donation de l’église de Pescadoires-en-Quercy, à l’abbaye de Moissac.
Cinquante ans plus tard, les Durfort sont bien implantés dans le Bas-Quercy ; ils sont avoués de l’abbaye de Moissac, possèdent l’abbaye de Saint-Maurin, le château de Clermont-Soubiran vers 1043.
En 1063 une donation est faite, à l’abbaye de Moissac, de la moitié de l’église de Belvèze par Aiguine de Durfort et, vers 1082, une autre est faite à l’ordre de Cluny et à l’abbaye de Moissac de son abbaye de Saint-Maurin.
L’ascension des Durfort s’accélère par la suite car Hunaud de Gaborret, abbé de Moissac, propagateur de la réforme clunisienne en Languedoc et en Aquitaine, favorise l’implantation des Durfort en Agenais.
Après le mariage d’Aliénor d’Aquitaine en 1152 avec celui qui deviendra roi d’Angleterre en 1154 sous le nom d’Henri II – ce dernier prétendant que l’Agenais se trouvait dans la corbeille de mariage de l’épousée – le Comte de Toulouse inquiet va échafauder une ligne de défenses en accord avec les Durfort, ligne consistant dans l’édification de châteaux forts depuis Montcuq par Montaigu-de-Quercy, Beaucaire, Touffailles, Brassac, Miramont-de-Quercy, jusqu’à Clermont-Soubiran et cela aux alentours de 1180.
Au début du XIVe siècle l’un d’entre eux, Aymeric de Durfort, Seigneur de Lacour, petit neveu du Pape Clément V, construira, de 1310 à 1330, le château de Moissaguel, deviendra Seigneur de Duras, de Blanquefort au Nord de Bordeaux et de Villandraut (Gironde).
Les Durfort auront la chance de bénéficier d’une grande partie de l’héritage de Bertrand de Got, frère de ce Pape, et des excellentes relations qu’ils entretiendront avec les Papes successifs d’Avignon.
Au XIVe siècle, les Durfort perdent la seigneurie originelle de Durfort, par contre ils sont à la tête des seigneuries de Malause, de Gajac – près de Bergerac – et du Labourd ce qui complète leurs possessions, ainsi que celle, importante, de Blanquefort en Gironde.
Les Durfort ont encore des participations dans les seigneuries d’Orgueil, de Pépinès, de Fumel, de Penne-d’Agenais, de Donzac, de Dunes, d’Astaffort, de Lamontjoie, de Fréchou près de Nérac, de Mézin, de Saint-Aignan, de Laroque-Timbaut, de Miramont-de-Quercy, de Boissières, au-delà de Cahors, soit en tout une vingtaine de seigneuries acquises en deux siècles, s’ajoutant au noyau primitif, et dispersées dans les départements du Tarn-et-Garonne, du Lot, du Lot-et-Garonne et du Gers.
C’est surtout pendant le Guerre de Cent Ans, qu’ils acquièrent une certaine puissance du fait de la possession de forteresses situées dans les deux camps français et anglais, ceux du Quercy étant le plus souvent du parti français ; ceux en Agenais et en Bordelais seront d’allégeance anglaise et leurs biens seront retirés ou restitués suivant leur versatilité dictée par leurs intérêts.
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