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Molières
Description :
Le village de Molières se situe en limite nord du département, limitrophe du département du Lot, à 20 minutes de Montauban. Le village surplombe les vallées du Petit Lembous et du Lemboulas
Histoire:
Les premières traces d'occupation du site de Molières remontent au tout début de l'ère chrétienne, les Cadurques, peuple gaulois du Quercy, avaient choisi le site pour sa position élevée, surplombant les vallées du Lemboulas et du Petit Lembous, aisément défendable. L'occupation romaine et la période de prospérité qui l'accompagne favorise le commerce et ouvre des voies de communication. "Moleriis" devient le passage obligé entre Tolosa (Toulouse) et Divona (Cahors). Après quelques siècles de troubles et d'insécurité correspondant à la période des "Grandes Invasions", le début du XIIème siècle marque le retour de la prospérité pour Molières. Les terres fertiles fournissent des céréales qui, moulues dans les nombreux moulins qui jalonnent les ruisseaux, produisent de belles farines. Dépendant religieusement de l'archiprètré de Saint Vincent de Flaugnac, Molières a pour seigneur Ratier de Castelnau. C'est en 1263 que les habitants obtiennent l'autorisation de bâtir une église dédiée à la vierge ("Béata Maria de Molieriis"). En Mai 1270, Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, octroie à Molières une Charte des Coutumes, fondant ainsi, la quatorzième Bastide en Quercy. De par ses nouveaux statuts, le village échappe au pouvoir seigneurial, il est placé sous l'autorité du Bayle (représentant l'autorité royale), qui est entouré de six consuls, élus tous les ans parmi les habitants. La Charte des Coutumes garanti la liberté des personnes, la protection des biens et le libre legs de ces biens. Chaque habitant doit participer à la défense de la Bastide, chaque homme est tenu d'assurer un service militaire de quarante jours : l'ost.
Les nouveaux habitants affluent et à partir de 1338, la Bastide organise son habitat sur la partie la plus haute de la colline, se protège d'un mur d'enceinte et édifie une tour de guet. Ces défenses deviennent vite utiles car outre la Peste Noire de 1348 en provenance du Languedoc, la guerre Franco-Anglaise de Cent Ans est engagée. En 1360, le Quercy devient anglais, et Molières, restée française, est une sentinelle avancée en limite Nord du Comté de Toulouse. Molières vit retranchée derrière ses remparts jusqu'à la fin de cette guerre, en 1450. C'est à partir de cette date que Molières retrouve sa prospérité et devient en 1573, Ville Royale. Mais cette période n'en est pas moins mouvementée. En effet, depuis 1562, catholiques et protestants s'affrontent dans la région. L'église, hors des remparts, sera attaquée et détruite en 1567. Elle ne sera reconstruite au début du XVIIème siècle, et son clocher, d'architecture classique, sera remanié au XVIIIème. La constante volonté des habitants de mieux maîtriser leur avenir, la qualité et le dévouement de leurs consuls trouvent leur récompense en 1696, quand Molières devient la quatorzième ville du Quercy, qui peut envoyer des députés aux États Provinciaux. Au début du XVIIIème, l'essor de la cité et la richesse de sa Bourgeoisie en font le centre régional d'un réseau d'échanges commerciaux très important. Toutefois, cet essor, reposant sur l'économie agricole est contrarié, de 1785 à 1788, par de grandes sécheresses suivies d'hivers rigoureux.
La révolution de 1789 et son cortège de violences provoque de nombreux troubles dans la cité et Molières paie très cher sa qualité de ville royale : ses remparts sont détruits, ses armoiries martelées, ses cloches fondues pour faire des canons. Il faudra attendre l'arrivée de l'Empire pour que les passions s'apaisent. C'est en 1808, par décret signé de Napoléon, que Molières devient Chef-Lieu de Canton, regroupant les communes de Puycornet, Auty, Labarthe et Vazerac. Vers 1850, les ruelles retentissent des cris du jeune Léon Gambetta, celui là même qui, trente ans plus tard sera Président du Conseil. La petite boutique de ses grands parents maternels est encore visible telle qu'elle était alors. En 1895, l'église trop exigue et menaçant ruine est détruite, seul le campanile est conservé et restauré. Une nouvelle église voit le jour, sur une butte, à côté de la route, sur un terrain gagné sur le cimetière. De ce fait, Molières possède la particularité d'avoir un clocher et une église séparés. En 1900, sur la nouvelle place de l'église est construite une halle aux volailles ainsi qu'une zone de déchargement de marchandises; à partir de cette date, les charrettes n'ont plus à monter la dure côte qui mène sur la place de la vieille ville. En ce début de siècle, la commune dépasse les 2000 habitants, la ville connaît sa plus forte extension le long de son artère principale. Ce nouvel élan sera coupé net par la Grande Guerre et l'exode rural qui suit et marquera ce siècle. Molières connaîtra toutes les grandes mutations qui ont jalonnées ces 100 dernières années comme le développement des moyens de transport avec l'arrivée du moteur à explosion, l'arrivée de l'électricité dans les années 30, les bouleversements du monde agricole... sans jamais perdre son identité et en croyant en l'avenir.
Equipement de la commune :
- Complexe sportif
- Terrains de foot
- Courts de tennis
- Salle de la Pyramide
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Auvillar - France
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