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TARN et GARONNE ( 82 )
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Nom - Situation - Limites - Superficie
Le département de Tarn-et-Garonne doit son nom à deux grandes rivières qui l'arrosent :
la Garonne, qui le traverse du sud-est au nord-ouest le Tarn, son affluent, qui en baigne le chef-lieu, Montauban et y termine son cours. Il a été formé de divers pays ayant appartenu au Languedoc, à la Guyenne et à la Gascogne.
La première de ces provinces comprenait Castelsarrasin et s'étendait jusqu'aux portes de Montauban au sud ; elle a fourni 55 000 hectares.
De la Guyenne dépendaient :
le Rouergue qui a fourni 28 000 hectares
le Haut Quercy dont Montauban était la capitale auquel ont été empruntés 175 000 hectares et l'Agenais qui a donné 28 000 hectares, y compris Moissac.
De la Gascogne ont été soustraits 85 000 hectares pris sur l'Armagnac et la Lomagne.
Avant d'être incorporés dans le Tarn-et-Garonne, ces territoires avaient servi à former en 1790, les départements de la Haute-Garonne, du Tarn, de l'Aveyron, du Gers, du Lot-et- Garonne et surtout du Lot.
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Physionomie générale
Le département est divisé en deux régions topographiques : la plus vaste et la plus élevée s'étend à droite et au nord-est de la Garonne, la plus petite et la plus basse à gauche au sud-ouest.
La Garonne et ses plaines, les plaines de Tarn et du cours inférieur de l'Aveyron séparent ces deux principales régions naturelles.
Au nord-est, les plateaux et les collines montent insensiblement depuis le fleuve jusqu'aux confins des départements du Lot et de l'Aveyron pour se rattacher bien plus loin au massif du Cantal et moins directement à la chaîne des Cévennes.
C'est tout près des limites de l'Aveyron et du Lot que se situe le point le plus élevé du Tarn-et-Garonne (498 mètres).
Du côté opposé du département au sud de la Garonne, la hauteur des collines n'est plus que de 150 à 277 mètres (au contact des collines du Gers).
Le département de Tarn-et-Garonne est assez largement occupé au nord-est de la Garonne par des plateaux plutôt larges s'abaissant brusquement en berges profondes vers les bords de rivières (le pays de serres), en dégageant des promontoires dominants, les confluents des cours d'eau secondaires, sur lesquels se sont crées des places fortifiées, les Bastides.
Cours d'eau
Le département appartient en entier au bassin Adour-Garonne.
La Garonne que l'on appelle à tort le "fleuve gascon" et dont le bassin appartient principalement à la Guyenne, entre dans le Tarn-et-Garonne en amont de Grisolles. Elle arrose une large plaine avec, sur sa rive droite, Grisolles, Montech, Castelsarrasin, Valence d'Agen, sur la rive gauche Verdun, St Nicolas de la Grave, Auvillar.
Lorsque le Tarn arrive dans le département, il a déjà parcouru 317 km dans quatre départements, la Lozère, l'Aveyron, le Tarn et la Haute Garonne où il sort des gorges coupées qui lui ont valu une si grande renommée. Ce n'est plus en Tarn-et-Garonne qu'une rivière sans grande majesté qui conserve de hautes berges et roule des eaux souvent rougeâtres aux crues redoutables (inondation de mars 1930).
Démographie
Le Tarn-et-Garonne compte 206 000 habitants au 8 mars 1999, soit environ 5 800 habitants de plus qu'en 1990. Cette évolution représente une croissance annuelle de 0,3 %, moins soutenue que celle observée sur les années 80 (+ 0,6 % par an). Ainsi, le repeuplement de Tarn et-Garonne, amorcé depuis les années 1920, se poursuit.
La croissance de la population de Tarn-et-Garonne repose essentiellement sur les mouvements migratoires : entre 1990 et 1999, le solde entre arrivées et départs atteint 5 600 personnes.
Le dynamisme démographique se concentre principalement le long des axes routiers majeurs, la nationale 113 et l'autoroute A 62 d'une part, la nationale 20 et l'autoroute A 20 d'autre part. Mais des espaces plus éloignés de ces axes possèdent également un pouvoir attractif élevé, au nord-est du département, au nord-ouest vers Lauzerte et au sud-ouest vers Beaumont-de-Lomagne.
A l'opposé, une soixantaine de communes perdent des habitants dans leurs échanges migratoires ; elles sont situées au sud-ouest du département dans les cantons de Lavit et Auvillar, au nord dans celui de Montaigu-de-Quercy, dans la partie sud du canton de Lauzerte et dans la partie de celui de Saint-Antonin-Noble-Val. Le département connaît un quasi-équilibre entre le nombre de naissances et de décès, phénomène plutot rare dans la région. Cependant, sur ce point, la situation est contrastée entre zones urbanisées, où la présence de populations jeunes entraîne un exédent naturel, et dans les campagnes où les décès l'emportent largement sur les naissances.
L'aire urbaine de Montauban, quatrième de la région, poursuit sa progression et compte, en 1999, 69 200 habitants soit 2 200 de plus que neuf ans plus tôt. Ce résultat d'ensemble masque des évolution plus contrastées : en effet, la population du pôle urbain n'augmente que légèrement (la ville de Montauban gagne 600 habitants, la commune de Montbeton un peu plus de 300) tandis que les communes de la couronne périurbaine, en particulier Genebrières, Bressols, Saint-Etienne-de-Tulmont, enregistrent toutes une forte croissance.
L'espace à dominante rurale, défini comme le complément de l'aire urbaine de Montauban, gagne 3 600 habitants dans son ensemble. Il poursuit ainsi sa progression mais à un rythme ralenti par rapport à la décennie précédente : la variation annuelle, de 0,6 % entre 1982 et 1990, est de 0,3 % entre 1990 et 1999. Au cours des années 80, l'évolution de l'espace à dominante rural résultait d'une croissance d'une part des principales villes du département et des communes de leur périphérie et d'autre part des communes situées dans l'influence de Toulouse et de Montauban. Les communes rurales isolées perdaient plus de 1 000 habitants sur la période.
Sur la dernière décade, l'essentiel de la croissance de cet espace est le fait des cantons du sud du département qui bénéficient des influences toulousaine ou montalbanaise, comme Grisolles, Monclar-de-Quercy, Nègrepelisse, Verdun-sur-Garonne, Montech ou Villebrumier. Au total, la population de ces communes dites «sous faible influence urbaine» augmente de 3 000 personnes, Les principales agglomérations du département, autres que Montauban, à savoir Castelsarrasin, Moissac, Valence et Caussade, et les communes de leur périphérie croissent très légèrement, les communes rurales isolées perdent quelques centaines d'habitants.
Le département compte environ 82 000 résidences principales. Elles représentent 85 % des logements. Le parc a augmenté de 11% entre 1990 et 1999, soit à un rythme beaucoup plus rapide que la population.
Les résidences secondaires, au nombre de 5 900, représentent 6 % du parc des logements. Elles sont particulièrement nombreuses dans les zones touristiques au nord-est du département dans les cantons de Caylus, Saint-Antonin-Noble-Val et Montpezat-de-Quercy, au nord-ouest dans le canton de Montaigu-de-Quercy et dans la partie nord des cantons de Lauzerte et Bourg-de-Visa.
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Auvillar - France
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